« la fabrication de bardeaux demande beaucoup de bois de très bonne qualité. A une époque ou le bois était souvent gratuit, obtenu par droit coutumier, le gaspillage était souvent fréquent. Mais cela ne pouvait durer, d’autant que la marine eut, à partir du XVè siècle, d’énormes besoins en bois de qualité. Un exemple du XIXè siècle » (1) : « l’un des derniers nés de la marine en bois : le Valmy, le plus grand des trois-ponts fut lancé en 1848, il avait un déplacement de 5000 Tonnes et plus de 4500 m2 de voilure... sa fabrication nécessitait 2600 m3 de grumes de chêne et 900 m3 de résineux »(2)
Quand bardeaux et tuiles rivalisaient, on couvrait en tuiles plus chères pour affirmer sa réussite sociale.
L’industrialisation de la production de tuiles permit d’obtenir des couvertures à meilleur prix que le bardeau qui souffrait déjà d’une connotation de produit de pauvre : Mort annoncée du bardeau...
La protection du patrimoine architectural empêcha la disparition complète du bardeau et de son savoir-faire.
Aujourd’hui on redécouvre le bardeau et la pertinence de son utilisation.
(1) Thierry Houdart Toits de bois en Europe (maïde)
(2) j.Venet 1979

Couverture en bois : histoire